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Coach en communication et synergologue (spécialiste du langage corporel), Stephen Bunard, développe avec une équipe de professionnels du coaching le concept de "coaching politique" - marque déposée à l'INPI - depuis 2002.

27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 17:51
Le journal La Croix a interrogé plusieurs linguistes sur l'usage de la familiarité au sommet de l'État. Ils soulignent la nécessité d'adapter son langage à sa fonction.

L’altercation entre un badaud (« Touche-moi pas, tu me salis ») et le président («Casse-toi alors, pauvre con, va »), au Salon de l’agriculture, a fait le tour du Net.

  Cet usage de la familiarité, voire de la vulgarité, au sommet de l’État, est à la fois « inquiétant » et « lourd de conséquence », estiment les linguistes.

Pour Alain Bentolila, le vif échange du Salon de l’agriculture illustre une « incapacité à adapter son registre de langage à sa fonction ». « Il y a deux façons de choisir un registre de langage, analyse le linguiste. S’adapter à une situation donnée et ouvrir la porte à l’émotion, ou avoir conscience de qui l’on est et des obligations liées à son statut. Un chef d’État ne peut pas se contenter du premier registre. »

"La fonction présidentielle déconsidérée"

En outre, tout registre de langue évolue en fonction du degré de connivence entre l’émetteur et le récepteur, poursuit Alain Bentolila. « Quand il y a peu de connivence, on utilise le vouvoiement, des mots plus rares, etc., poursuit le linguiste. Nicolas Sarkozy ne connaissait pas l’homme qui l’interpellait samedi, il aurait dû chercher des mots élaborés pour convaincre, donner une chance au dialogue plutôt que de choisir l’insulte. Le danger, c’est que le président n’accepte le dialogue qu’avec ceux qui sont en accord avec lui ou qui le flattent. »

Auteur d’un ouvrage à paraître en mars (Les Mots de Nicolas Sarkozy, Seuil), le linguiste Louis-Jean Calvet rappelle que Jacques Chirac, qui avait reçu un crachat en banlieue parisienne, avait fait mine de ne rien remarquer. « En choisissant l’insulte, son successeur déconsidère la fonction présidentielle », déplore-t-il.

« Stratégie de la vulgarité »

Le directeur de la revue Mots, les langages du politique, Paul Bacot, va plus loin encore, en estimant que Nicolas Sarkozy a adopté volontairement une « stratégie de la vulgarité ». « La vraie rupture est là, poursuit cet enseignant en sciences politiques. En brouillant les pistes et les repères, le chef de l’État finira par rendre acceptable ce qui ne l’était pas, et ce dans n’importe quel domaine, politique, économique ou social. Il s’agit d’un terrorisme symbolique. »

Le professeur de linguistique, Jean Veronis, ne dit pas autre chose : selon lui, la campagne présidentielle a inauguré « une séquence d’abolition des codes et des repères » fondateurs de la société. « Le policier ne doit pas parler comme le voyou, ni le président comme l’homme de la rue. Ce faisant, il affaiblit la fonction et s’affaiblit lui-même. Nul ne peut dire comment cette séquence va se terminer. »

Quoi qu’il en soit, les spécialistes s’accordent pour dire que l’exemple ainsi donné est « catastrophique ». « Le président met les enseignants et les parents dans l’embarras, affirme Louis-Jean Calvet. Comment ces derniers pourront-ils demander aux jeunes de tenir leur langage si le chef de l’État lui-même ne le peut pas ? »
Solenn de ROYER, journaliste à La Croix
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 14:01
Ainsi, c'est fait, le président vient de se marier avec un ex top model, clone de Cécilia avec 20 ans de moins, ce qui lui permet de faire la nique à celle-ci avec celle-là. Fort bien. Bling-bling, jouez hautbois, résonnez musettes. Voila qui nous ferait une belle jambe si ce n'était la surexposition médiatique dont le sujet fait l'objet. Les Romains donnaient  "du pain et des jeux (du cirque)" pour distraire le peuple des sujets gouvernementaux ; de nos jours, il suffit de parler pouvoir d'achat pour laisser entendre qu'on fait tout pour l'élever, et grâce à TF1, les "ludi circenses" contemporains, nos cerveaux sont efficacement lavés. Il faudrait désormais y ajouter un élément pour aboutir à un tryptique qui ferait péniblement écho à la devise de la république française ; "du pain, des jeux et du people" ; premier à avoir dénoncé la peoplisation de la vie politique, le sociologue des médias Denis Muzet a sorti un ouvrage qui analyse les "chansons de geste" de Sarkozy et son souci de l'iconisation comme méthode de communication politique. Quant au consultant Philippe Guibert, dans un ouvrage du mois dernier, il livre un essai qui décortique la performance médiatique de Sarkozy et Royal et l'art d'utiliser les médias pour mieux manipuler le spectateur.

Le risque de tout miser sur le people (je suis l'ami des stars, y compris des plus sulfureuses) comporte aussi un risque, celui de choisir entre le peuple d'en bas, qui regarde, et les privilégiés d'en haut, qui jouent pour le peuple et se jouent de lui ; ce qui me fait penser à ce que l'écrivain iconoclaste polonais disait du critique théâtral, qui selon lui, « doit se trouver entièrement ou du côté de la salle ou du côté de la scène : sinon le rideau risque de lui tomber sur le cou comme une guillotine. »

Après les premiers sondages catastrophiques où Sarkozy descend en popularité au niveau de Chirac après les grèves de 1995, verdict bientôt dans les urnes.
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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 00:08
Même un blog. Une des actualités de la semaine dans la blogosphère, c'est l'ouverture du blog de Jean-Pierre Raffarin. JP y tient son agenda d'ex (1er) ministre. On y apprend que JP a posé "la première pierre de nouvelles maisons de retraite à Lencloître, Montmorillon, Gençay..."On y retouve aussi tout l'humour du sénateur de la Vienne qui joue les pythonisses de haut vol à la sauce La Palice : "En 2007, ce qui n'a pas été préparé ne pourra être fait."
Du coup, je ne résiste pas à vous livrer ce mail de "raffarinades" qui circule de temps à autre, une bonne façon de commencer la journée.

La vie: - "Notre route est droite, mais la pente est forte" - "Les jeunes sont destinés à devenir des adultes" - "L'avenir est une suite de quotidiens" - "La route, elle est faite pour bouger, pas pour mourir" - "Je dis aux jeunes : la fête, c'est la vie. La vie, c'est ton visage !" - "La modestie, ça ne se proclame pas, ça se vit" - "Il existe aussi une intelligence de la main (...) et elle communique directement avec le coeur" - "Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints" - "Je vous recommande la positive attitude"

La politique: - "La France est forte quand c'est une force qui va et qui sait où elle va" - "La Marseillaise sera d'autant moins sifflée qu'elle sera entonnée par tous" - "Le citoyen est un piéton de la République" - "Un peuple qui doute n'est pas un peuple qui marche" - "La politique, ce n'est pas un sport, ce n'est pas une équipe contre une autre: on est tous l'équipe de France" - "A force de penser au pluriel la politique, certains ont oublié le singulier de la France" - "Merci (à Bernadette Chirac) de nous montrer que la victoire n'est pas facile, qu'elle se gagne étable par étable, commune par commune" - "La rue doit s'exprimer mais ce n'est pas la rue qui gouverne" - "Il faut mettre en place la République du bon sens" - "Il y avait un projet de loi qu'on a arrêté à temps. C'était : quand on ne travaillera plus le lendemain du jour de repos, la fatigue sera vaincue" - "C'est promis, l'année prochaine je viendrai avec des allègements d'impôts. Je ne prends pas de rique puisque le voisin d'en face l'a annoncé" - "Les jeux +perso+ ne sont pas des jeux d'avenir"

L'Europe et le référendum: - "L'Europe à laquelle nous devons penser demain, ce n'est pas l'Europe d'hier" - "The yes needs the no to win against the no" ("le oui a besoin du non pour gagner contre le non") - "Ne soyons pas frileux, ne soyons pas frigides" avec l'Europe - "Mon oui est plus qu'un non au non"

Lui-même: - "Je ne suis pas énarque, je parle directement comme je suis" - "Je n'aime pas beaucoup ne pas être dans le logiciel central de moi-même" - "Est-ce que j'ai l'air d'un psychosé ?" - "J'ai mes rondeurs mais j'ai mon énergie" - "Je suis le pilote de l'Airbus gouvernemental" - "Je ne travaille pas pour moi, je n'ai pas un ego hypertrophié" - "Il faut sauter des haies et finalement, je saute les haies les unes après les autres" - "On annonce toujours mon départ pour la semaine prochaine. Finalement j'ai quelque résistance" - "J'aimerais un jour être globe-trotter" - "Je repars à neuf"

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Published by Stephen BUNARD - dans Un monde formidable
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