Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Revue de presse

Recherche

Besoin de coach politique ?

Découvrez la synergologie :

Une petite révolution dans l'approche de la communication "non verbale",
fondée sur les derniers travaux en neurosciences et qui nous vient du Québec.
Rencontre avec Philippe Turchet, à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage (octobre 2009) : "Le Langage universel du corps".
Vous avez besoin pour votre métier de décrypter le langage du corps ?
Nous pouvons construire pour vous une formation sur mesure, en savoir plus.

PARTICIPEZ !

Unknown-copie-1.jpeg images-1.jpeg images-2 images.jpeg

 

Coach en communication et synergologue (spécialiste du langage corporel), Stephen Bunard, développe avec une équipe de professionnels du coaching le concept de "coaching politique" - marque déposée à l'INPI - depuis 2002.

5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 11:42

La comparaison des 462 649 mots des 67 discours prononcés durant leurs campagnes électorales par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (de décembre 2006 à mai 2007) confirme l’impression première : ils ne maniaient pas la même langue.

N. Sarkozy a produit (en moyenne) des phrases de 22 mots, alors que S. Royal s’en offrait 31, Jean-Marie Le Pen 28 et François Bayrou 27. Le candidat Sarkozy parlait court et direct : sujet-verbe-complément. Cette structure simple du discours contribue à sa réputation de sincérité.

Par ailleurs, son éloquence est marquée par plusieurs autres traits :

 

1) la répétition de formules et la reprise de mots identiques. Son vocabulaire était de ce fait plus restreint que celui de sa rivale ;

 

2) la fréquence élevée de certains mots : « ne », « pas », « morale », « autorité », « mérite », « effort », « travail »… Cette présence des négations, c’est le droit d’interdire, que revendique le candidat, de même que ses mots favoris sont typiques d’une certaine droite légitimiste d’avant la Seconde Guerre mondiale.

 

Le candidat prit aussi la peine de dénigrer mai 68 plus d’une fois.

 

Ce style à la fois simple et moraliste, apparemment, ne déplut pas aux Français, même si l’auteur de l’étude y voit le retour programmé à un populisme.

 

Damon Mayaffre, « Vocabulaire et discours électoral de Sarkozy », La Pensée, n° 352, 2008.

Source : Nicolas Journet, La revue des sciences humaines, 2008

 

 






Repost 0
21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 13:46
Public : les candidats et les élus : députés, maires et adjoints, élus des conseils régionaux, conseils généraux, porte-parole de groupes politiques et aussi les cadres des collectivités territoriales (directeurs et chefs de cabinets, directeurs des services...)...


Programme :

- Media training (prise de parole média, entraînement et préparation à l'interview),
- Gestion de la relation avec les journalistes,
- Prise de parole en situation de crise,
- Mise en scène du discours,
- Expression orale, prise de parole en public,
- Accompagnement (réunion publique, assemblée, marchés…),
- Travail sur l’image, le style et le leadership,
- Gestion des émotions et du stress,
- Développement de l'art oratoire : rhétorique et  vocal,
- Travail précis sur la gestuelle,
-
Aide au positionnement, à l’organisation du travail,
- Recherche d'impact par les techniques théâtrales et les techniques d'improvisation,
etc

Approche pédagogique : techniques médiatiques (video-training), techniques théâtrales et techniques d'improvisation, lecture de la communication non-verbale, outils de coaching et de développement personnel...

Formules : A partir de six séances de 2h. Nous consulter pour « sur-mesure ».

Références : Institutions européennes, ministères, conseils régionaux, municipalités...

Enseignement : Ecoles et formations de fonctionnaires...

Revue de presse :

- Stephen Bunard intervient à plusieurs reprises pour parler de son expérience de coach politique dans un documentaire diffusé par Radio France Internationale - RFI le 23 mars 2008.

- Stephen Bunard commente le débat entre les deux finalistes et régulièrement la présidentielle 2007 : LCI, RMC, Marianne, 20 Minutes, Sud Radio...

- Le Monde, Localtis, France Soir...


Nous contacter pour en savoir plus - 06 60 42 77 42

Voir aussi le reste de nos offres pour vous accompagner dans vos prises de parole, en communication sensible et de crise etc : www.coachingandcom.com

 


Repost 0
3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 01:26
« Une relative suprématie de Royal »

Stephen Bunard Coach en communication.

« Ce débat s’est traduit oralement et gestuellement par une relative suprématie de Royal. La candidate était penchée en avant, regardait son adversaire dans les yeux, occupait l’espace, elle a donné de la puissance à son discours. Elle a souri, s’est permis des clins d’œil et des mouvements de tête de ceux qui ont l’ascendant. De son côté, Sarkozy a utilisé beaucoup de gestes de la main, par souci de pédagogie, mais aussi pour se défendre. Le candidat UMP regardait Royal par en dessous, il paraissait rabougri, presque petit garçon. Là où la dépense d’énergie de Sarkozy fait mouche en meeting, lors d’un débat télévisé, c’est moins évident. »

Recueilli par A.S.

Télécharger l'édition intégrale du jeudi 3 mai 2007 qui revient sur le débat entre les deux candidats.


Repost 0
2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 18:00
Mercredi 02 Mai 2007

 Stephen Bunard : dans ce débat, « Royal ne peut que surprendre. »

Coach politique, Stephen Bunard analyse pour Marianne2007.info les conditions du débat de ce soir. Faisant suite à une campagne très focalisée sur les personnes, il verra s'opposer selon lui deux visions totalement différentes de la politique qui essayeront chacune de pousser l'autre à la faute en démentant les défauts qu'on leur prête.

Marianne2007.info :
Les candidats ont-ils réellement subi un coaching pour ce débat d'entre-deux tours ?
Stephen Bunard (Coaching&Com) : Les coachs politiques sont un fantasme de journalistes. Nicolas Sarkozy a été entraîné par Jean-François Copé pour son expression et on lui a fait des fiches. Ségolène Royal de même. La seule chose qui ressemble vraiment à du « coaching », c'est quand Sarkozy dit qu'il a travaillé le mental, comme les athlètes de haut niveau qui se projettent vainqueur avant l'épreuve. Les coachs sont encore rares en France : ce rôle est plus dévolu aux proches dans le suivi et le soutien moral.

A quoi ont-ils été préparés ?
La base de l'entraînement pour ce genre de face à face, c'est le visionnage de débats auxquels l'autre a participé pour connaître ses failles. Ensuite, chacun travaille à compenser ses faiblesses pour contredire l'idée que les médias ont forgé de lui. Royal est très questionnée sur sa compétence, son objectif sera donc d'avoir l'air crédible. Quant à Sarkozy, on le soupçonne de ne pas savoir tenir ses nerfs, il devra donc sembler détendu et sympathique.

Quelle stratégie vont-ils adopter ?
Nicolas Sarkozy sera dans une stratégie de jeu d'échecs et Ségolène Royal plutôt dans le jeu de go. Le candidat UMP est manichéen, il traite les choses de manière frontale. Pour lui, il faut un gagnant et un perdant et il sera donc plutôt direct dans sa manière de débattre. A l'inverse, la candidate du PS a intérêt à retourner contre son adversaire ses propres forces : s'il l'attaque sur l'internationale, elle lui rappellera son entrevu avec Bush, ses positions pro-israëliennes, etc. Elle devra être subtile et, de ce point de vue, elle ne peut que surprendre. En 1981, André Rousselet avait dit à Mitterrand au sortir de son débat face à Giscard d'Estaing : « Tu n'as pas perdu donc tu as gagné. » Si elle réussit à lui tenir tête, elle ne peut qu'en sortir avantagée.

Sur quels critères les électeurs jugeront qui a gagné ou perdu ce duel ?
Dans le discours, le verbal constitue 7 % de la capacité de conviction. Il reste donc 93 % d'attitude. La gestuelle compte beaucoup et joue sur le plan subliminal. Nicolas Sarkozy utilise par exemple beaucoup sa main droite, qui est un symbole d'autorité, là où Ségolène Royal a un gros problème de manque de musicalité dans la voix. Les téléspectateurs vont se demander qui ils « voient » le mieux en président. Et c'est dans le comportement de chacun qu'ils trouveront leur réponse.

Ce débat peut-il réellement peser sur le scrutin ?
Dans cette campagne, les deux finalistes sont ceux qui ont le plus personnalisé leur communication, c'est donc la preuve que les idéologies sont mortes. On ne peut plus additionner les blocs « gauche » et « droite », comme auparavant. Ce débat s'adresse d'abord aux indécis. Or ceux-là ont pour la plupart voté Bayrou au premier tour : un homme contre lequel les deux finalistes auraient perdu s'il était passé ! C'est un électorat important qui reste à convaincre et c'est la personnalité de chacun qui fera la différence.

 Propos recueillis par Sylvain Lapoix

Lire l'article sur le site de Marianne, Marianne2007.info, et les commentaires des internautes.
Repost 0
27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 09:57
"Il ne faut pas s'attendre à un débat d'idées"


Interview - A quelques jours du débat du 2 mai, un coach en communication évalue les forces et faiblesses de chaque candidat. Et leur suggère quelques stratégies pour sortir vainqueur de cette confrontation.

Propos recueillis par Matthieu DURAND - le 26/04/2007 - 16h07

Stephen Bunard est coach en communication et pratique notamment le coaching politique. Son métier : aider ses interlocuteurs à mieux communiquer et à savoir parler avec assurance en public. Pour LCI.fr, il analyse les enjeux du débat qui opposera Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal le 2 mai prochain. Un débat qui sera diffusé en direct sur TF1 et LCI.fr à partir de 20h30.

LCI.fr : Le débat d'entre les deux tours est toujours un moment fort de l'élection présidentielle. En quoi consiste la préparation à cet exercice ?

Stephen Bunard : D'abord, c'est un fantasme de journalistes et du public de croire que les hommes politiques [d'un tel niveau] ont des coachs. S'ils en avaient, Sarkozy ne se servirait pas de sa main droite de cette façon qui affiche l'autorité, Royal n'aurait pas cette voix de crécelle et Bayrou ne commencerait pas ses phrases par "Ben...". Non, pour se préparer à faire passer leur message, ils s'entourent de gens en qui ils ont confiance : plutôt des proches, voire des conseillers en communication ou des publicitaires. Ce qui compte dans ce type de débat, c'est d'abord le non verbal, la gestuelle ; ensuite, la voix puis l'impact des mots.

LCI.fr : Que peut-on attendre d'un tel débat ?

S. B. : Il ne faut pas s'attendre à un débat d'idées. Ce qu'on attend, c'est la petite phrase ou le moment où l'un des débatteurs va flancher. Sarkozy et Royal vont se retrouver dans la position d'équilibristes qui cherchent à se déséquilibrer sans tomber.

LCI.fr : Comment se présente le duel Royal-Sarkozy ?

S. B. : La particularité du débat du 2 mai, c'est que vont se retrouver face-à-face deux politiques connus pour leur rigidité et leur ego développé. Cela va donc déjà être un peu difficile pour eux. La force de Nicolas Sarkozy, c'est qu'on a l'impression que lorsqu'il dit quelque chose, il le fait ou il le fait dans la minute. C'est l'illustration de la phrase de Talleyrand : "On ne croit qu'en ceux qui croient en eux". Il a un côté "tripes sur la table". En même temps, le pire ennemi de Sarkozy, c'est lui : il a une capacité à facilement sortir de ses gonds. Or, face à une femme, chacune de ses agitations sera ressentie plus forte qu'en temps normal. A l'inverse, Ségolène Royal devrait opposer sa féminitude à cette énergie, à cette combativité. "Au bout d'un moment, le naturel reprendra le dessus" Sarkozy doit être dans une stratégie de jeu d'échec, où l'objectif est de mettre l'adversaire échec et mat, alors que Royal doit être dans une stratégie de jeu de go, où l'on peut perdre une bataille et gagner la guerre. Elle doit utiliser la force de Sarkozy contre lui. Par exemple, Sarkozy va l'amener à évoquer les questions internationales pour démontrer l'inexpérience de la candidate socialiste. Et bien, Royal devrait "accepter le combat" pour évoquer à son tour les positions de Sarkozy sur la guerre en Irak, sur les relations avec les Etats-Unis...

LCI.fr : A priori, le public sait que Nicolas Sarkozy est plus à l'aise à l'oral que Ségolène Royal. Dans quelle mesure leurs prestations respectives pourront-elles influencer les électeurs ?

S. B. : Le débat jouera sur les indécis, pas sur ceux qui ont déjà fait leur choix. C'est vrai que Nicolas Sarkozy part avec un avantage mais sa marge de manœuvre est assez réduite. Pour montrer qu'il sait garder son sang-froid, il va commencer à être tout doux, à faire l'agneau et, comme ce n'est pas sa personnalité, il va être mal à l'aise et au bout d'un moment, le naturel reprendra le dessus. Car son carburant, c'est l'énergie. Quant à Ségolène Royal, elle revient de tellement loin en termes d'image, que si elle apparaît comme au moins capable de lui tenir tête, elle aura fait beaucoup de chemin. C'est en ce sens qu'elle peut surprendre.

Lire l'interview sur LCI.fr et les commentaires des internautes.

Crédit © Photo : TF1-LCI
Repost 0
20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 13:31
Jusqu'où va se nicher l'inventivité des sondeurs ?

Les propriétaires de Renault préfèrent Royal, ceux de Peugeot Sarkozy. A lire une dépêche AFP du jour, les propriétaires de voitures Renault ont davantage voté pour Ségolène Royal que pour Nicolas Sarkozy alors que les détenteurs de Peugeot et de Citroën ont fait l'inverse, selon un sondage sorti des urnes effectué par CSA pour l'Argus de l'automobile.

29% des propriétaires de Renault ont voté pour la candidate socialiste au premier tour, 25% pour le candidat de l'UMP, 20% pour François Bayrou et 10% pour Jean-Marie Le Pen, selon l'étude réalisée auprès de 5.009 personnes qui venaient de voter au premier tour de la présidentielle.

32% des détenteurs de voitures Peugeot ont opté pour Nicolas Sarkozy, 28% pour Ségolène Royal et seulement 14% pour François Bayrou, à égalité avec Jean-Marie Le Pen.

Reste à savoir, pour bien sonder (si l'on ose dire), pour qui votent ceux qui portent un caleçon ou un boxer plutôt qu'un slip. C'est très important pour désigner qui sortira des ... urnes.


Repost 0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 15:15
Demander leur pronostic pour le 1er tour des présidentielles à des experts en publicité et en communication, pour, le soir du 22 avril les mettre le dos au mur et face à leurs vaticinations, c'est la démarche du site Jelavaisdit.com qu'ont monté deux consultants de Euro RSCG. Si les experts ont tort, voila qui va encore davantage donner envie de leur tordre le cou. En même temps, si les experts ont raison, doit-on leur tresser des lauriers pour faire correctement leur boulot ? Mais enfin, l'idée est bonne et bon enfant.

Evidemment, certains soutiennent leur poulain : Saussez veut voir Sarkozy vainqueur et Séguéla, Ségolène, grande gagnante face à Nicolas... Hulot... C'était en décembre, certes, mais voila les experts rassurés de voir le plus brillant d'entre eux déjà écorné... A déguster d'autres perles sur le site, même si mai n'est pas un mois en "r".

Tout le monde peut d'ailleurs dans la dernière semaine y aller de ses pronostics. Citoyens, nous sommes tous des experts, nous disent les blogs. Et il y en a sûrement qui le sont plus que d'autres... Ils s'appellent journalistes, par exemple, ou citoyens qui s'intéressent à la politique depuis leur tendre enfance. En vertu de ces deux raisons et décomplexé par tout ce que j'ai pu désormais lire chez nos experts-pythonisses,

voici mon pronostic, un 2e tour : Bayrou - Le Pen

Verdict, dimanche.

Repost 0
18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 22:55
Mercredi soir à un meeting réunissant des personnalités centristes (quel art de la guerre !) à Issy-Les-Moulineaux, Nicolas Sarkozy a ironisé sur ses adversaires, qui n'ont comme "seule idée" que de "faire barrage" à son élection à la présidence de la République. "Les autres candidats, épuisés par le premier tour, voilà qu'ils n'ont plus rien d'autre à dire que du mal de moi. Mais si je n'existais pas, il faudrait m'inventer!", a raillé le candidat de l'UMP, anticipant le mot d'ordre "tout sauf Sarkozy" que ses adversaires s'apprêtent à lancer pour le second tour.

Car la campagne prend des allures de référendum pour ou anti-Sarkozy, ce qui de toutes les manières le place au centre (si l'on peut dire) des débats et donc est à son avantage. Mon ami canadien , que j'ai déjà évoqué dans ce blog, et qui en perd l'accent de sa belle province, à voir certains symboles colorimétriques inversés me dit qu'il a enfin compris l'équation de ce vote.

"En fait, si tu te mets dans la peau d'un électeur, et tu veux Sarkozy, vote Sarkozy ; si tu veux vraiment Sarkozy, vote Le Pen (il a raison, face au candidat de l'UMP, au 2e tour, le FN ne fait pas de vieux os) ; si tu ne veux pas Sarkozy, vote Royal ; si tu ne veux vraiment pas Sarkozy, vote Bayrou (il bat Sarkozy effectivement au 2e tour)".

Je crois que mon ami canadien vient de découvrir la formule du vote utile...
Repost 0
5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 14:28
Certains lui déroulent le tapis rouge, l'autre la voie "Express". J'avais déjà remarqué que malgré un certain attachement sur le fond des articles à ne pas manifester sa préférence partisane pour l'élection présidentielle, le choix des couvertures du newsmagazine L'Express en disait souvent bien plus long. A l'époque, c'était seulement sur le quantitatif.

Naturellement, qui veut noyer son chien l'accuse de la rage, objectera-t-on, et je prête de malicieuses intentions à des gens qui n'en ont pas, je ne suis pas un sémiologue averti mais un brin d'observation permet de tirer des enseignements là où le subliminal n'est pas ; quant à la rage... du magazine à prétendre à l'objectivité... La Une visualisable sur tous les kiosques de France revient à économiser sur l'affichage publicitaire. La duplicité n'est jamais bonne conseillère éditoriale. A la différence de Marianne qui y va souvent assez fort mais face au vent.

Bref, pour le n°2908 du 29 mars 2007, Sarko, fier comme Artaban, regarde l'objectif dans les yeux. Il trône sur un canapé doré de style élyséen et, qui plus est, se confie. Tandis que Ségo dans le n°2909 du 5 avril 2007 regarde l'avenir (certes, la photo est jolie), comme sur une affiche électorale, donc n'est pas située dans l'univers pré-élyséen ; elle est sur un fond rose pâle qui ne la fait pas ressortir ; elle ne se confie pas, elle dit juste : "Si je suis élue..." et les trois petits points en disent long sur le thème, c'est pas gagné d'avance... Hé oui, n'oublions pas que les sondages ne font pas une élection.
Tandis que Sarko avance : "Le président que je serai" (sans point). Notons l'emploi du futur et pas du conditionnel. Alors que pour Ségo, les sous-titres, et seulement eux, pas l'accroche principale, évoquent en plus "la présidente qu'elle serait" et non "qu'elle sera".
Enfin chacun a un défi, lui : se faire aimer, elle, être crédible. A votre avis, les Français préfèrent voter pour qui dans ce cas là ?

Et Bayrou, à moins qu'il ne soit carrément zappé, il sera perché par l'Express sur un tracteur et geindra : "Si je pouvais être élu..." ?
Repost 0
8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 23:13
Cette année, les Français vont élire le sixième président de la Ve République. Pour la première fois, deux acteurs clés de la communication politique font cause commune pour analyser et décortiquer les mécanismes qui conduisent indubitablement le meilleur candidat à l'Élysée. Malgré les protestations offusquées, lorsqu'on veut gagner, il faut d'abord bien communiquer. Pour vaincre, il faut convaincre. Pour se faire aimer, il faut donner, tout donner, à la limite de ses capacités. Stratégie, publicité, événements et meetings, coups médiatiques et coups tordus. Chaque prise de l'Élysée est une aventure à grand spectacle.
De la première campagne de 1965 à celle de 2002, qui bouscula toutes les prévisions, ce livre bourré d'anecdotes nous fait pénétrer de plain-pied dans les coulisses des campagnes présidentielles de ces dernières décennies : de Gaulle mis en ballottage en 1965, élection de Georges Pompidou après la tourmente de Mai 68, remontée spectaculaire de Jacques Chirac en 1995 ou échec cuisant de Jospin il y a cinq ans... Le plus : les affiches de toutes les campagnes depuis quarante ans... Le lecteur découvrira aussi, en primeur, les pronostics de nos deux grands spécialistes sur le nom de l'heureux élu de 2007. Ne vous attendez pas à une surprise...

Les auteurs : Deux frères ennemis, deux faces d'une même pièce, chacun son style, chacun son poulain, même bronzage soigné et permanent d'origine inconnue...
Jacques Séguéla est le symbole de la publicité, mais aussi un passionné de communication politique. II a conduit en France les campagnes de François Mitterrand et de Lionel Jospin, et dans le monde, quinze autres présidentielles toutes victorieuses.
Thierry Saussez est, depuis plus de vingt ans, l'un des leaders de la communication politique. Il est intervenu auprès de la plupart des grandes figures de la droite républicaine: Jacques Chirac, Alain Juppé, Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy, etc. II a également conseillé à l'échelle internationale plusieurs chefs d'État ou Premiers ministres, en particulier en Europe et en Afrique.

Titre : La Prise de l'Elysée. Les campagnes présidentielles de la Ve République
Auteurs : Jacques Séguéla,Thierry Saussez
Editeur : Plon
Prix éditeur : 18,00 €
Repost 0