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Revue de presse

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Besoin de coach politique ?

Découvrez la synergologie :

Une petite révolution dans l'approche de la communication "non verbale",
fondée sur les derniers travaux en neurosciences et qui nous vient du Québec.
Rencontre avec Philippe Turchet, à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage (octobre 2009) : "Le Langage universel du corps".
Vous avez besoin pour votre métier de décrypter le langage du corps ?
Nous pouvons construire pour vous une formation sur mesure, en savoir plus.

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Coach en communication et synergologue (spécialiste du langage corporel), Stephen Bunard, développe avec une équipe de professionnels du coaching le concept de "coaching politique" - marque déposée à l'INPI - depuis 2002.

6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 23:07

20070906VillepinInside

Dans l’affaire Clearstream, une chose au moins est claire, la grosse fatigue émotionnelle ressentie par l’ancien premier ministre. En analyse synergologique, c’est la paupière gauche de Villepin qui va nous en apprendre beaucoup derrière les sourires de façade face aux journalistes. En effet, quand on cligne des yeux, on ne cligne pas simultanément des paupières. Avant de le savoir, il faut concéder qu’on ne s’est jamais vraiment posé la question. Et c’est normal, quand on est face à l’autre, on le voit, plus qu’on ne le regarde.

La synergologie, développée par le français Philippe Turchet au Québec depuis plus de 15 ans, apprend à aiguiser son acuité visuelle pour savoir quoi regarder, et pour permettre de corréler l’observation d’un item (ou signe) à d’autres items, vulgairement d’autres signes envoyés non consciemment par le cerveau ; il y a souvent une chaîne logique d’items. Si quelqu’un  est dans le lien avec l’autre ou perturbé par un non-dit, se manifestera une suite d’items, une association de signes, en même temps. C’est ce qui rend grotesque l’approche de certains qui inventent pour chaque geste isolé une traduction fantaisiste. C’est aussi la traduction que savoir observer, cela s’apprend. En partie, alors qu’il est plus facile de se faire l’interprète d’un signe bien visible de tous. La synergologie apprend à observer dans les détails (les micro-attitudes) et dans la globalité.
Mais revenons à Villepin. Et concentrons-nous sur cette paupière gauche, bien que d'autres signes nous renvoient à cette fatigue décrite plus haut. Sa paupière gauche se fermant plus tôt et à plusieurs reprises dans l’extrait vidéo joint à ce billet, on comprend que voici un animal blessé. Un homme qui a choisi certes de convoquer habilement les médias, un homme qui s’efforce de sourire, qui manifeste un talent lyrique réel face à la caméra, un homme qui sait raconter une histoire, que l’affrontement avec l’homme le plus puissant de France n’effraie pas ; mais un homme bien plus profondément touché, meurtri, qu’il ne le montre. Ce qui ne dit rien de son rôle dans l’affaire, gardons nous bien des inductions incongrues là où des bonimenteurs de la communication se hasarderaient avec l’aplomb qu’on leur connaît. Voici en tout cas la preuve que, en politique, comme ailleurs, contrôler son corps n’est pas possible, n’en déplaise à tous ceux qui pensent que l’on peut tout contrôler.
En savoir plus sur la synergologie

 

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Published by Stephen BUNARD - dans Portraits croisés
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 23:29


La posture de « campagne » adoptée actuellement par Dominique de Villepin est intéressante sur le plan de la communication tant celle-ci a su, ces derniers jours, évoluer et s’affirmer dans un style nouveau, empreint de simplicité et de proximité. A l’appui de la très médiatique affaire Clearstream, on connaissait, jusque-là, l'ancien Premier ministre ancré dans son rôle d’opposant (à l’égard à la fois de Nicolas Sarkozy mais également de sa propre formation politique l’UMP), lequel visait, par un débat public personnalisé, à se différencier du parti présidentiel pour exister, à nouveau, sur la scène médiatico politique. Même si cette facette stratégique peut encore se vérifier aujourd’hui (sur le sujet de l’identité nationale notamment « Ce débat n'a pas de sens », « c'est un faux débat », « dans une période de crise, on a autre chose à faire qu'à se diviser sur un sujet aussi important que celui-ci » dixit DDV), une autre se dessine en effet depuis quelques semaines, laquelle tend à inscrire Dominique de Villepin dans une relation de proximité avec les Français, pour les mobiliser puis pour gagner à terme leur adhésion.

C’est ainsi que le style et les codes de communication propres à Dominique de Villepin ont sensiblement évolué : 
- d’une part dans la forme aujourd’hui faite de décontraction à l’image de ses tenues vestimentaires, « casual » et moins clichées, qui visent justement, à la veille d’une potentielle campagne présidentielle, à modifier l’image trop « parisienne » un tantinet élitiste qu’il peut encore véhiculer aux yeux de l’opinion ; 
- d’autre part, sur le fond, par des déplacements sur le terrain et essentiellement en province (à Bergerac pour un "déjeuner-débat puis à Bordeaux pour une conférence, en Bretagne hier ) dont l’objectif est d’inscrire DDV dans une quotidienneté réelle avec les citoyens électeurs. « Ce qui m’intéresse, ce sont les problèmes des Français aujourd’hui » a-t-il déclaré et répété sur Europe 1 (le 14/12/09). Aussi, l’ancien Premier ministre n’hésite pas à se rendre aujourd’hui dans les quartiers pour rencontrer ses habitants, à échanger avec des artistes, à dialoguer avec des agriculteurs, à défendre avec entrain les ouvriers et à serrer (à chaque fois) les mains bien généreusement : soit une « chirac-isation » volontaire de son image afin de faire découvrir (enfin) l’homme qui se cache derrière le politique. 

Cela ne fait aucun doute. Appuyé de son e-réseau et sa mécanique bien huilée, Dominique de Villepin est bel et bien entré en campagne sous le signe du rassemblement, de l’ouverture et du social (crise oblige !), sources évidentes de popularité. Il est fort probable que cette « campagne » devrait s’intensifier aussitôt la séquence des régionales terminée, laquelle devrait en effet annoncer (officiellement) le lancement de la présidentielle de 2012. A suivre donc avec un œil averti.

François B
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Published by François BELLEY - dans Portraits croisés
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 23:51


Après la phase de croissance de 2006 puis celle de la maturité observée en 2008 lors de la séquence post présidentielle, la marque « Ségolène » connaîtrait-elle actuellement sa phase de déclin ? C’est la question que l’on est en mesure de se poser aujourd’hui au regard du dernier sondage de l’Observatoire de l’opinion LH2 publié le 23/11 par le Nouvel Obs à travers lequel nous pouvons constater une érosion indiscutable de l’attractivité de l’ex candidate sur le marché politique. Alors qu’en retenir ? Que 46% des sondés (de gauche comme de droite) pensent qu'elle n'a plus aucune chance d'être la candidate socialiste à la présidentielle. A la veille des régionales, la marque « Ségolène » traverse donc une crise qui la place dans une situation délicate à la fois vis-à-vis de l’opinion mais également à l’égard des sympathisants de gauche, lesquels ne sont plus que 30% à voir en l’actuelle présidente de région celle qui peut in fine les représenter. 
Dans ce contexte, comment peut-elle donc redresser la barre de façon stratégique en vue de 2012 ? A mon sens, en retrouvant simplement ce qui faisait sa force et sa valeur ajoutée en 2006, lors de sa fulgurante ascension médiatico politique. 
- d’une part, Ségolène Royal doit se placer à nouveau en véritable opposante face à Nicolas Sarkozy pour imposer dans l’opinion l’évidence d’un nouveau duel pour 2012 et par conséquent, légitimer sa candidature. Autrement dit, gagner à nouveau en compétitivité présidentielle pour s’inscrire dans la dynamique de Villepin et DSK, probables présidentiables donc concurrents sérieux. 
- d’autre part, l’ex candidate doit, à mon sens, s’affranchir sérieusement des conflits (qui ont terni ces derniers temps son image de marque) et retrouver son code éthique et déontologique qui faisait sa différence en 2006. Rien n’est plus catastrophique en effet que le décalage d’image. L’épisode conflictuel avec Vincent Peillon est venu, à ce titre, brouiller un peu plus son image. 
- enfin et surtout, la présidente de région doit redonner du contenu à sa « marque » c'est-à-dire retrouver une certaine attractivité politique (et donc du crédit), laquelle se gagne inévitablement en faisant des propositions innovantes et concrètes, si possible en cohérence avec les attentes et les préoccupations des Français. En somme, imposer et mener personnellement le débat dans une séquence de crise où les Français demandent à la classe politique d’être force de propositions, inventive et pro active. Pour Ségolène Royal, il s’agit donc de retrouver la dynamique de son élan participatif de 2006. A suivre de près donc.

François B.
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Published by François BELLEY - dans Portraits croisés
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 23:43


Connaissez-vous la recette d’une course de chevaux réussie ? Montrer des jockeys au coude à coude jusqu’au franchissement de la ligne d’arrivée afin d’assurer le spectacle. Vous remplacez les jockeys par des candidats et vous obtenez la réussite d’une élection présidentielle. Ce que les américains appellent le principe de « horse-race politics ».

Depuis 1965, le script de l’épisode pré-présidentiel (c’est-à-dire avant le lancement officiel de la campagne) est peu ou prou toujours le même. Il y a d’abord une première phase qui voit l’émergence de deux prétendants constituant a priori le duel inévitable de l’élection à venir. Soit l’affiche à laquelle s’attendent naturellement les Français et celle pour laquelle se passionnent les médias puis, par extension, l’opinion. A titre d’exemple, c’est le match De Gaulle/Mitterrand en 1965, Giscard/Mitterrand en 1974, Chirac/Balladur en 1995 ou Royal/Sarkozy en 2007. Puis, pour maintenir l’intérêt autour de l’événement phare de la vie politique française, une deuxième phase se dessine avec l’apparition de ce qu’on appelle le « troisième homme » (l'outsider pour rester dans le jargon equestre) : celui d’où peut venir (paraît-il) la surprise et qui relance l’intérêt pour l’élection. C’est Lecanuet en 1965, Barre en 1988, Chevènement en 2002 ou encore plus récemment Bayrou en 2007. Des candidats qui, dans les sondages, finissent au mieux par stagner, au pis, par chuter au moment de l'obstacle de la cristallisation de la campagne. A moins de trois ans de l’élection présidentielle de 2012, la France tiendrait-elle alors son affiche idéale ? Son « classico » comme on dit au football ? 

A mon sens, tous les ingrédients me semblent réunis pour faire de « Sarkozy vs Villepin » le duel idéal en vue de 2012. Une affiche qui risque, à ce titre, d’être rapidement amplifiée par les médias et vite pré testée par les différents instituts de sondages dans les prochaines enquêtes d’opinion. Et ce pour plusieurs raisons : 
- d’une part, parce que Dominique de Villepin, en fin stratège, orchestre son retour (depuis déjà quelques mois et de façon intéressante) sur le devant de la scène politique. En témoigne en effet le lancement, sur le web, des sites de soutien comme clubvillepin.fr et villepincom.net ; l’organisation de réunions publiques (comme celle du 27 octobre dernier à la Maison de l’Amérique Latine) ou encore la publication d’un ouvrage « le dernier témoin » (Plon) au titre pour le moins évocateur et révélateur d’une ambition ; 

- d’autre part, parce que Dominique de Villepin se positionne et se « considère clairement comme une alternative à Nicolas Sarkozy ». De par son parcours politique, il en a incontestablement la carrure. Une position d’autant plus crédible qu’à gauche l’opposition est pour l’heure inexistante. Dès lors, le rôle de premier opposant est à prendre. La nature a horreur du vide. Et la politique n’est qu’affaire d’opportunisme. L’affaire Clearstream aura, à ce titre, permis à Villepin de se positionner en ce sens. 

- Troisième et dernier élément, parce que, sous fond du long feuilleton judiciaire qui se trame, l’affiche « Sarkozy vs Villepin » semble être du pain béni pour les médias, lesquels devraient rapidement faire de ce duel le match (politique) « choc » à ne pas manquer. Celui qui assure le spectacle et garantit à la presse une certaine attractivité. Pour le coup, le casting est en effet atypique : deux quinquas à la personnalité iconoclaste, issus de la même formation politique (UMP), qui se détestent (même s’il n’y a publiquement pas de « rancœur ») et qui incarnent deux conceptions différentes du pouvoir (« J’ai des idées différentes sur la laïcité, l’indépendance de la justice, le pacte républicain, la politique étrangère » a déclaré l’ancien Premier ministre).

Nous voilà donc dans cette première phase qui semble vouloir nous « imposer » le futur duel de l’élection présidentielle. Reste pour l’heure une interrogation de taille. Dominique de Villepin pourra-t-il exister politiquement sans l’aide financier, la logistique, le réseau et le soutien militant d’un parti ? Difficile. Mais, paraît-il, la politique est à réinventer. A suivre donc.

François B
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Published by François BELLEY - dans Portraits croisés
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 23:44


La vidéo de Dominique De Villepin fait le buzz sur le web depuis ce lundi. Aussi, je ne me lancerai pas dans des analyses juridico politiques aussi légères qu’approximatives. En revanche, c’est avec un réel plaisir que je me suis amusé à décrypter cette déclaration choc en termes de communication.
- L’image tout d’abord, sans même le son que j’ai d’ailleurs coupé pour l’exercice. 
Créant l’événement par cette prise de parole pour le moins inattendue, Dominique De Villepin apparaît devant les caméras l’air grave mais déterminé, prêt à imposer « sa » vérité et le tempo du procès. Dès lors, sur la forme, tout semble avoir été calculé. La scène est impeccable. L’endroit choisi (la salle du Palais de Justice) est naturellement fort en images et symboles républicains. La posture de l’acteur, illustrée par sa tenue résolument verticale, est sereine : la tête haute et l’allure fière. Le costume donc le stylisme impeccable. Par le teint hâlé de l’ex Premier ministre, le maquillage l’est tout autant. En arrière plan, les figurants (incarnés par la femme et les enfants réunis) viennent avec maestria suggérer le soutien familial indéfectible mais aussi amplifier, par la même, l’aspect émotionnel et solennel de l’instant. 
- Le texte *, dont vous trouverez l’intégralité ci-dessous, s’avère tout aussi passionnant à décrypter tant le sens, la sémantique et la force d’évocations des mots ont été soigneusement travaillé par l’auteur, jusqu’à la dernière minute paraît-il même. On connaissait Dominique De Villepin poète écrivain à la prose libre et légère, le (re) voilà donc dans son habit le plus connu, celui d’homme politique à la plume aussi stratège que justicière. En analysant le texte dans une seconde lecture plus minutieuse, 3 points me semblent important à souligner :
1/ Par cette déclaration solennelle, l’ancien Premier ministre rend tout d’abord le procès donc la dite prise de parole simplement historiques dans l’histoire de la Ve République. « Nous sommes ici en 2009 », « …en France », « …le 21 septembre », « …jour anniversaire de la République française », soit des « expressions » temporelles qui renforcent l’aspect extra ordinaire de Clearstream et inscrivent (quelques années après son principal fait d’arme à l’ONU contre la guerre en Irak) De Villepin à nouveau dans l’histoire, attirant de fait l’attention du « peuple français » sur sa personne. 
2/ Utilisant massivement la première personne (8 fois « je »), Dominique De Villepin se pose alors, devant l’opinion, en victime d’un système clairement personnalisé (« par la volonté d’un homme […] Nicolas Sarkozy », « par l’acharnement d’un homme […] Président de la République ») faisant ainsi de l’actuel président de la République et potentiel rival en vue de 2012 le symbole personnifié de l’« injustice » et de l’« abus » de pouvoir. 
3/ Aussi, en prenant à parti l’opinion de cette manière (c’est-à-dire en orchestrant finalement une vraie conférence de presse avant même le début du procès), l’ancien Premier ministre fait de son combat non pas une « croisade » personnelle mais « le combat de toutes celles et tous ceux qui se battent contre l’injustice […], le combat de toutes celles et tous ceux qui sont victimes de l’abus de pouvoir ». Soit une posture généralisée qui place l’un des accusés les plus médiatiques du procès dans une fonction d’homme d’Etat, investi une nouvelle fois d’une mission empreinte d’égalité, de liberté et de justice. En somme, un discours (aux faux airs de l’historique « J’accuse ») qui permet à De Villepin de dénoncer, de se différencier de son principal concurrent et d’incarner à la fois une alternative, une vision, un sens et une éthique politiques : un axe finalement logique d’un point stratégique tant celui-ci s’inscrit inévitablement dans la dynamique de son retour orchestré (sur le web notamment) depuis déjà quelques mois. Je vous invite donc à (re) visionner la vidéo (avec et sans le son) et à relire le texte pour bénéficier de cette nouvelle grille de lecture. J’attends vos commentaires.

François B. 

http://www.youtube.com/watch?v=ZWrNBWxshro
* Déclaration de Dominique de Villepin. 
« Nous sommes aujourd’hui le 21 septembre. C’est le jour anniversaire de la République française. C’est aussi le jour dédié par les Nations unies pour la paix dans le monde. J’espère que l’exigence de justice sera au rendez-vous. Je suis ici par la volonté d’un homme, je suis ici par l’acharnement d’un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J’en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français. Certains voudraient croire qu’il n’y a pas dans notre pays de procès politique, je veux le croire aussi et pourtant nous sommes ici en 2009 et nous sommes en France. Je veux redire que mon combat n’est pas un combat personnel, c’est le combat de toutes celles et tous ceux qui se battent contre l’injustice, c’est le combat de toutes celles et tous ceux qui sont victimes de l’abus de pouvoir. La justice est un bien précieux mais c’est aussi un bien fragile qui demande l’engagement de tous. Je sais que la vérité triomphera. Je vous remercie ».
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Published by François BELLEY - dans Portraits croisés
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 23:53


En déclarant la semaine dernière au quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France (on notera d’ailleurs la pertinence du support par rapport à la cible visée) son souhait de mener la liste écologiste aux élections régionales de mars prochain en Ile de France, Cécile Duflot, actuelle secrétaire nationale des Verts, vient de marquer des points en termes de visibilité et de notoriété, conditions sine qua none pour exister sur le marché politique. Le produit « Cécile Duflot » devient donc attractif. Ce pour 2 raisons, l’une liée à l’image, l’autre à la politique : 
En termes d’image d’abord, Cecile Duflot est intéressante : 
- parce que la conseillère municipale de Villeneuve St Georges est une femme, laquelle s’inscrit dans une tendance qui tend à faire de la femme l’avenir de l’homme politique ; 
- parce qu’elle est jeune (seulement 34 ans) et qu’en ce sens elle s’inscrit naturellement dans un cycle nouveau fait de rénovation et de modernité ; 
- parce qu’elle bénéficie d’un contexte porteur dû à la tendance verte et au nouveau poids que constitue désormais la liste écologiste (rappelons qu’aux dernières élections européennes, Europe Ecologie a recueilli près de 20,87% en Ile de France contre 13,57% pour le parti socialiste) ; 
- parce qu’elle se différencie sensiblement des marques politiques Bové et Cohn Bendit connus des consos électeurs certes mais au profil si différents (masculins, ancienne génération…). 
D’un point de vue politique, Cécile Duflot est également intéressante à suivre parce qu’elle a décidé simplement de s’opposer frontalement à Jean-Paul Huchon, candidat PS sortant, ce qui promet d’ores et déjà un match passionnant. Reste que cette candidature doit maintenant être validée par les Verts et le Mouvement Europe Ecologie. Pour autant, Cécile Duflot se lance dans l’arène politique avec panache. Une victoire (surprise) de la première secrétaire en mars prochain créerait évidemment la surprise sur la scène politique, la ferait exister définitivement aux yeux des français puis des médias et la crédibiliserait pourquoi pas en vue de l’élection présidentielle de 2012. Il y a donc là, pour elle, un vrai coup à jouer. A suivre donc de très près. D’autant qu’elle pourrait être la révélation politique de 2010. François B.
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