Coaching politique http://bestoff.over-blog.com/ 2009-05-21T15:55:58Z over-blog.com Atom 1.0 Generator Tout pour comprendre les évolutions du coaching politique, de la communication politique et du media training politique (prise de parole avec les médias). http://bestoff.over-blog.com/article-31700683.html [livres] Ségolène, la femme marque (Ed. Peau de Com) 2009-05-21T16:00:10Z 2009-05-21T15:55:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/02/59/39/livres/visuels_extrait.jpg" /> François BELLEY décrypte la naissance d’une « marque » politique et propose un regard neuf sur Ségolène Royal. On pensait que tout avait été relaté sur l’ex-candidate à l’élection présidentielle. Pourtant, François Belley, formé à l’école de la communication et de la pub, offre un regard particulièrement original sur les coulisses de l’ascension de la présidente du Poitou-Charentes. Ségolène®, la femme marque apporte en effet un éclairage nouveau sur une stratégie politique inspirée des techniques publicitaires et ayant abouti à la création d’une véritable « griffe politique ». Pour l’auteur, Ségolène Royal « constitue (…) sur le marché politique, un véritable cas d’école tant elle a su gérer son image avec professionnalisme, sens du stratège et avant-gardisme, jusqu’à faire aujourd’hui de son seul prénom une marque forte ». François Belley revient ainsi sur la naissance de la « marque » Ségolène, de l’appropriation de son territoire de marque - la proximité, l’écoute, l’affectif - et la construction son identité - la figure maternelle – à son accession au peloton de tête des « marques politiques » préférées des Français. Il souligne notamment la parfaite adéquation entre l’offre politique développée par Ségolène Royal et les « tendances du marché », évoquant ce qu’il appelle « le temps des femmes » ou « l’ère du participationnisme ». Il livre également des clefs sur l’avenir de celle qu’il va jusqu’à désigner comme un « produit de grande consommation », s’interrogeant sur les moyens à sa disposition pour exister jusqu’en 2012. De la lecture de cet ouvrage à la fois documenté et didactique, on retiendra, au lendemain du « one woman show » de Ségolène Royal au Zénith et du Congrès de Reims, que « l’homme politique moderne, tels Royal, Sarkozy ou encore Besancenot – s’est, en effet, inscrit dans une logique décomplexée de marketing total dont l’objectif assumé vise à ancrer son « nom » dans l’inconscient collectif ». Présentation de l'éditeur En appliquant à la politique les méthodes du marketing et de la publicité, Ségolène Royal est devenue un produit de grande « conso » comme les autres. Avec Ségolène en effet, jamais la politique ne se sera autant rapprochée de l univers des marques ; jamais, également, un dirigeant n'aura, au travers de ses choix médiatiques et politiques, su soigner et vendre autant son image pour séduire et obtenir, à terme, l adhésion de l opinion publique. Par cet ouvrage qui s'annonce non partisan - à la façon d'un journaliste et d'un communicant associés, mais jamais, à la façon d un politique - l auteur nous prouve une nouvelle fois que la notion de « marque » ne s arrête pas au seul champ de la politique et qu à l instar des estampes commerciales, Ségolène Royal se distingue par son identité et son positionnement novateurs, s adresse aux consommateurs - autrement dit aux électeurs -, recherche la visibilité et l adhésion, sublime son produit et excelle enfin dans l art de la mise en scène. Dépassant le spectre idéologique, cette analyse - préfacée par Jacques Séguéla - proposera au lecteur, au lendemain du « one woman show » du Zénith et à la veille du congrès de Reims -, un regard neuf tant sur le contenant que sur le contenu de cette offre politique « marketée ». Signe tangible de la réussite du produit Ségolène ® : « la Femme Marque » est née et entend bien le rester d ici 2012, prochain rendez- vous présidentiel incontournable. Biographie de l'auteur : un fils de pub ! Diplômé d’un Master en marketing et communication de l’école de commerce ESG Paris, François Belley découvre le conseil en communication chez Burson Marsteller où il intervient comme consultant sur des problématiques corporate, au service de clients tels qu’Heineken ou Kraft Foods. Fort d’une seconde expérience en communication chez Euro RSCG, il rejoint par la suite le monde de la publicité en intégrant Ogilvy &amp; Mather en tant que commercial. Il y accompagne des marques comme Ford, Synthol, Caisse d’Epargne ou encore J&amp;B. Passionné de communication politique, il a suivi avec intérêt le parcours de plusieurs figures publiques. De cette observation minutieuse des mœurs politiques, il tire aujourd’hui la conviction que nos élus sont devenus des marques à part entière. Et c’est ainsi qu’il publie à 28 ans son premier ouvrage, Ségolène®, la femme marque, un essai préfacé par Jacques Séguéla. La Femme marque, Ed. Peau de Com, François Belley, 2008 Le blog de l'auteur François Belley sur la communication politique. http://bestoff.over-blog.com/article-31560534.html Un «sarkostyle» très direct 2009-05-18T11:49:54Z 2008-12-05T11:42:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/20/48/79//sarkozy-communication-politique.jpg" /> La comparaison des 462 649 mots des 67 discours prononcés durant leurs campagnes électorales par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (de décembre 2006 à mai 2007) confirme l’impression première : ils ne maniaient pas la même langue. N. Sarkozy a produit (en moyenne) des phrases de 22 mots, alors que S. Royal s’en offrait 31, Jean-Marie Le Pen 28 et François Bayrou 27. Le candidat Sarkozy parlait court et direct : sujet-verbe-complément. Cette structure simple du discours contribue à sa réputation de sincérité. Par ailleurs, son éloquence est marquée par plusieurs autres traits : 1) la répétition de formules et la reprise de mots identiques. Son vocabulaire était de ce fait plus restreint que celui de sa rivale ; 2) la fréquence élevée de certains mots : « ne », « pas », « morale », « autorité », « mérite », « effort », « travail »… Cette présence des négations, c’est le droit d’interdire, que revendique le candidat, de même que ses mots favoris sont typiques d’une certaine droite légitimiste d’avant la Seconde Guerre mondiale. Le candidat prit aussi la peine de dénigrer mai 68 plus d’une fois. Ce style à la fois simple et moraliste, apparemment, ne déplut pas aux Français, même si l’auteur de l’étude y voit le retour programmé à un populisme. Damon Mayaffre, « Vocabulaire et discours électoral de Sarkozy », La Pensée, n° 352, 2008. Source : Nicolas Journet, La revue des sciences humaines, 2008 http://bestoff.over-blog.com/article-18869507.html Un documentaire sur le coaching politique, sur RFI [23 mars 2008] 2008-04-19T11:00:10Z 2008-04-19T10:48:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/20/48/79/presse-et-m-dias/rfi-web.jpg" /> Stephen Bunard intervient à plusieurs reprises dans le documentaire consacré au coaching politique sur Radio France Internationale (RFI) le 23 mars 2008. Dans Médias du monde, une émission de Laurence Aloir. Résumé : Le terme coaching vient de l'anglais &quot;to coach&quot;, entraîner. Les coachs étaient à l'origine essentiellement des entraîneurs sportifs. Désormais, cela va bien au-delà de l'entrainement sportif, certains hommes politiques font appel aux services d'un coach. Pour mieux s'exprimer en public, savoir gérer leur image, réfléchir à une meilleure stratégie de communication, faire une bonne campagne électorale. Aujourd’hui, Medias du Monde propose un zoom sur le coaching politique. Pendant les municipales à Paris, nous suivrons Jean-Claude Beaujour &quot;petit&quot; candidat de l'UMP dans le 20ème arrondissement qui ne se déplace jamais sans Rosie, sa chargée de communication. Un sujet d’Alexia Gaillard. Ecouter le documentaire d'une durée de 20' environ sur le coaching politique. http://bestoff.over-blog.com/article-19258732.html [livres] Notre métier a mal tourné. Deux journalistes s'énervent (Mille et une nuits) 2008-05-03T15:08:40Z 2008-04-17T14:56:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/20/48/79//9782755500417FS.gif" /> Étrange paradoxe : plus il y a de journalistes, moins il y a de journalisme. Car la multiplication des médias et l'explosion des nouvelles technologies aboutissent à faire de chaque journaliste un numéro. Victimes de cette banalisation, les figures du journaliste politique, du grand reporter et de l'enquêteur ont bien pâli. Et si le public s'estime mal informé, les producteurs de nouvelles ont le sentiment que les nouvelles règles du jeu médiatique leur interdisent de respecter celles qui étaient au cœur de leur métier. Qu'est-il donc arrivé au journalisme ? Les deux auteurs disent tout haut ce qu'on ne peut s'avouer dans les rédactions : leur métier a mal tourné ; la peur est devenue le premier carburant de la profession. L'industrie des médias est à présent dominée par quelques grands groupes, ce qui a contribué à écraser les individualités. Pour autant, si les journalistes se contentent de rediffuser la même information et la même vulgate en mille éclats de voix et de phrases, ils en sont aussi responsables. Le journalisme était un métier, il est devenu, avec la complicité souvent involontaire de ceux qui l'exercent, une idéologie diffuse qui prend la forme d'un conformisme pâteux constitué d'idées trop simples et d'icônes vénérées. Élisabeth Lévy et Philippe Cohen exposent les logiques à l'œuvre dans la fabrication de l'information et analysent les dernières mutations d'un paysage médiatique français sinistré par l'érosion des recettes publicitaires. Le salut ne viendra pas seulement d'Internet mais d'abord de la détermination des journalistes et des citoyens à défendre un artisanat de la liberté sans lequel il n'est pas d'information. Élisabeth Lévy est journaliste. Elle collabore au Point et à Marianne, et anime le site causeur.fr. Elle est l'auteur des Maîtres censeurs (Lattés, 2002) et du Premier Pouvoir (Climats, 2007). Philippe Cohen est rédacteur en chef à Marianne et dirige le site marianne2.fr. Il est notamment l'auteur de La Face cachée du Monde (avec Pierre Péan, Mille et une nuits, 2003), de BHL (Fayard, 2005) et de La Face karchée de Sarkozy (avec Riss et Richard Malka, Fayard-Vents d'Ouest, 2006). Sommaire : FIGURES DU JOURNALISME Le journalisme politique : on colle ou on cogne Les reporters au rapport ! De l'enquête au grand investigateur APRES LE COMMUNISME, LE JOURNALISME De la politique au médiatique Du grand soir au 20heures DU POUVOIR JOURNALISTIQUE Entre servitude et révolte : Aux origines des sociétés de rédacteurs La tragédie de l'autogestion journalistique au Monde Comment libération est rentré dans le rang La bataille des Echos Sociétés de journalistes : le retour ? ET MAINTENENT ? Ne dites pas à ma mère que je travaille sur le Web, elle croit que je suis journaliste Conclusion : le -bas- salaire de la peur Titre : Notre métier a mal tourné. Deux journalistes s'énervent Auteur : Philippe Cohen et Elisabeth Lévy Editeur : Mille et une nuits Prix : 19 euros http://bestoff.over-blog.com/article-19258339.html [livres/mp3] 60 ans de discours politique (Ed. Indépendantes) 2008-05-03T14:44:42Z 2008-04-13T14:38:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/20/48/79/livres/140108_113957_PEEL_sbRpsA.gif" /> Le temps des orateurs (De Gaulle, Malraux, Mendès-France,...), Le temps des expertises (Chaban Delmas, Pompidou, ...), Le temps des conversations de salon (Giscard d'Estaing, Chirac, ...), Le temps des secrets partagés (Mitterrand, Balladur, Jospin,...), L'opinion souveraine, le temps des falsifications (Coppé, Royal, Sarkozy,...). Des documents en contre-point qui permettent de situer ces joutes rhétoriques dans leurs contextes social et international, et illustrent sans parti pris l'évolution des idées, des valeurs, et des rapports de pouvoir... Titre : 60 ans de discours politiques Durée : 2:20 Format 1CD MP3 Editions Indépendantes Tarif : 15 euros http://bestoff.over-blog.com/article-19258566.html [livres] Ces mots qui nous gouvernent. Abécédaire de la France sarkozienne (Bayard) 2008-05-03T14:54:17Z 2008-04-11T14:46:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/20/48/79/livres/9782227477544.jpg" /> ADDICTION, BANKABLE, CE QUI NE ME TUE PAS ME REND PLUS FORT, EPREUVE, FRERE, GOUVERNANCE, MOBILE, OUVERTURE, PEOPLE, REPENTANCE, RUNNING, VICTIME… Mariette Darrigrand ne nous propose pas, comme dans un dictionnaire, des définitions closes et établies mais des descriptions : comment certains mots sont aujourd’hui employés par les politiques, les stars, les journalistes, les sportifs, comment ils s’agencent entre eux, s’imposent au moment où d’autres disparaissent et forment ainsi ce qu’on pourrait appeler « l’air du temps », l’air de notre temps. Cette promenade ludique traverse les discours, les interviews, les citations de nos « people ». Le sens des mots, leur usage répété n’est pas anodin. Mariette Darrigrand tente de cerner le sens de ce langage commun auquel nous sommes liés. Si le discours de Nicolas Sarkozy est au centre des analyses, c’est parce qu’il parle comme nous, reprend les termes majoritaires et les images dominantes. Titre : Ces mots qui nous gouvernent. Abécédaire de la France sarkozienne (Bayard) Auteur : Mariette Darrigrand Editeur : Bayard Prix : 16 euros Mariette Darrigrand est sémiologue. Elle dirige le cabinet DES FAITS ET DES SIGNES, spécialisé dans l’analyse des discours médiatiques, depuis 2002. Elle a co-animé L’Observatoire du Débat public de 1997 à 2003. Pour plus d’info : www.desfaitsetdessignes.com http://bestoff.over-blog.com/article-19258908.html [livres] Du candidat au Président. Discours & boniments de Nicolas Sarkozy (Ed. Le Bord de l'eau) 2008-05-03T15:07:43Z 2008-04-03T15:07:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/00/38/00/livres/sarkozy-200.JPG" /> Le premier livre qui traite de la presque totalité des discours de Nicolas Sarkozy, pris depuis le début de la campagne électorale présidentielle de 2007 jusqu'à aujourd'hui. L'auteur les confronte aux principales décisions prises par son gouvernement. La conclusion est édifiante... Les principaux thèmes abordés sont : « Travailler plus pour gagner plus », Liquider « l'héritage de mai 68 », la loi TEPA, l'Afrique, la colonisation, la repentance, l'immigration, la France les relations avec les USA, etc. En citoyen ordinaire s'adressant au Président de la République, l'auteur démontre que l'on ne peut pas être dupe longtemps de ses discours... L'auteur décortique également l'art oratoire du désormais Président et sa façon de décomposer un discours : d'abord décrire la situation en la travestissant de sorte qu'ensuite les solutions paraissent évidentes... Michel Gaudin est formateur dans un grand organisme bancaire. Il a notamment publié Le Crédit au particulier (1993), Vademecum de l'euro à l'usage des entreprises et des professionnels (2000). Du candidat au Président. DISCOURS &amp; BONIMENTS de Nicolas SARKOZY. Auteur : Michel Gaudin 15 euros - Editions le bord de l'eau http://bestoff.over-blog.com/article-17478106.html [livres] Penser la communication (Flammarion) 2008-03-08T18:47:29Z 2008-03-08T18:39:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/20/48/79/livres/9782081212992FS.gif" /> La communication est l'un des symboles forts de notre époque. Son idéal, rapprocher les hommes, les valeurs et les cultures, est au cœur du modèle démocratique et triomphe par l'intermédiaire de techniques de plus en plus performantes et séduisantes. Sa réussite est à ce point exemplaire que nombreux sont ceux qui voient dans le multimédia et les réseaux la réponse aux maux de nos sociétés et l'esquisse de nouvelles solidarités. Dominique Wolton nous met en garde contre ces conclusions hâtives : s'il n'y a pas de démocratie sans communication, les techniques génèrent aussi des inégalités. Quand la communication technique se déploie, il n'est pas rare que la communication humaine s'appauvrisse. Penser la communication, c'est montrer les dangers qui la menacent et dont il faut la protéger, renforcer les identités, retrouver le temps et respecter ce qui nous sépare. Bilan de vingt ans de recherches sur la télévision, la culture, la communication et la politique, le journalisme, les nouvelles techniques et l'Europe, ce livre enthousiaste mais lucide nous invite à pratiquer la distance au cœur de la communication. Dominique Wolton est directeur de recherches au CNRS où il dirige la revue Hermès. Ses travaux portent sur l'analyse des rapports entre la communication, la société, la culture et la politique. Titre : Penser la communication Auteur : Dominique Wolton Editeur : Flammarion Prix : 9,50 euros http://bestoff.over-blog.com/article-18905655.html [revue de presse] Des linguistes jugent l'usage de la familiarité par Nicolas Sarkozy / La Croix 2008-04-20T17:56:28Z 2008-02-27T17:51:00Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html Le journal La Croix a interrogé plusieurs linguistes sur l'usage de la familiarité au sommet de l'État. Ils soulignent la nécessité d'adapter son langage à sa fonction. L’altercation entre un badaud (« Touche-moi pas, tu me salis ») et le président («Casse-toi alors, pauvre con, va »), au Salon de l’agriculture, a fait le tour du Net. Premiers pas mouvementés de Sarkozy au salon de l'agriculture - Le Parisien Cet usage de la familiarité, voire de la vulgarité, au sommet de l’État, est à la fois « inquiétant » et « lourd de conséquence », estiment les linguistes. Pour Alain Bentolila, le vif échange du Salon de l’agriculture illustre une « incapacité à adapter son registre de langage à sa fonction ». « Il y a deux façons de choisir un registre de langage, analyse le linguiste. S’adapter à une situation donnée et ouvrir la porte à l’émotion, ou avoir conscience de qui l’on est et des obligations liées à son statut. Un chef d’État ne peut pas se contenter du premier registre. » &quot;La fonction présidentielle déconsidérée&quot; En outre, tout registre de langue évolue en fonction du degré de connivence entre l’émetteur et le récepteur, poursuit Alain Bentolila. « Quand il y a peu de connivence, on utilise le vouvoiement, des mots plus rares, etc., poursuit le linguiste. Nicolas Sarkozy ne connaissait pas l’homme qui l’interpellait samedi, il aurait dû chercher des mots élaborés pour convaincre, donner une chance au dialogue plutôt que de choisir l’insulte. Le danger, c’est que le président n’accepte le dialogue qu’avec ceux qui sont en accord avec lui ou qui le flattent. » Auteur d’un ouvrage à paraître en mars (Les Mots de Nicolas Sarkozy, Seuil), le linguiste Louis-Jean Calvet rappelle que Jacques Chirac, qui avait reçu un crachat en banlieue parisienne, avait fait mine de ne rien remarquer. « En choisissant l’insulte, son successeur déconsidère la fonction présidentielle », déplore-t-il. « Stratégie de la vulgarité » Le directeur de la revue Mots, les langages du politique, Paul Bacot, va plus loin encore, en estimant que Nicolas Sarkozy a adopté volontairement une « stratégie de la vulgarité ». « La vraie rupture est là, poursuit cet enseignant en sciences politiques. En brouillant les pistes et les repères, le chef de l’État finira par rendre acceptable ce qui ne l’était pas, et ce dans n’importe quel domaine, politique, économique ou social. Il s’agit d’un terrorisme symbolique. » Le professeur de linguistique, Jean Veronis, ne dit pas autre chose : selon lui, la campagne présidentielle a inauguré « une séquence d’abolition des codes et des repères » fondateurs de la société. « Le policier ne doit pas parler comme le voyou, ni le président comme l’homme de la rue. Ce faisant, il affaiblit la fonction et s’affaiblit lui-même. Nul ne peut dire comment cette séquence va se terminer. » Quoi qu’il en soit, les spécialistes s’accordent pour dire que l’exemple ainsi donné est « catastrophique ». « Le président met les enseignants et les parents dans l’embarras, affirme Louis-Jean Calvet. Comment ces derniers pourront-ils demander aux jeunes de tenir leur langage si le chef de l’État lui-même ne le peut pas ? » Solenn de ROYER, journaliste à La Croix http://bestoff.over-blog.com/article-7367739.html [USA] Avec une femme en lice, le «look» est devenu un vrai sujet 2008-02-20T05:00:01Z 2008-02-04T23:27:35Z Anonyme http://www.over-blog.com/profil/blogueur-773068.html Dépêche AFP News YorkHillary a-t-elle eu recours à des injections de Botox ? La veste jaune gansée de noir qu'elle portait en Caroline du Sud lui allait-elle ? Avec une femme en lice pour la Maison-Blanche, la question de l'apparence est devenue un vrai sujet, traité par les télévisions, les blogs et les quotidiens les plus sérieux. Même si les candidats n'abordent pas la question, ils savent que leur «look» est très important, surtout dans un scrutin où une génération entière sépare le plus jeune candidat, le démocrate Barack Obama (46 ans), du plus âgé, le républicain John McCain (71 ans). Une photo d'Hillary Clinton (60 ans), montrant la candidate épuisée et ridée, et une vidéo où elle perd sa voix ont ainsi été longuement commentées dans les médias et disséquées avec l'impitoyable minutie qu'on n'accorde pas à l'âge de John McCain ou aux traits tirés de Barack Obama. «L'évaluation de l'apparence est traditionnellement différente pour les femmes», estime sur le site de la chaîne télévisée ABC Sarah Brewer, une universitaire directrice de l'Institut «Femmes et politique». Le style vestimentaire est lui aussi abondamment analysé. «C'est la première fois depuis les années 60 que l'apparence compte autant», estime Tom Kolovos, consultant en image, dans les colonnes du quotidien USA Today. «Aux États-Unis, les gens veulent que leur président ressemble au PDG d'une grande entreprise», estime dans une interview à l'AFP Sally Steward, conseillère en image. «Ce qui signifie (pour les hommes) un costume bleu roi, une chemise blanche et une cravate rouge, pas trop voyante», ajoute-t-elle. Et la femme «doit être féminine comme une femme d'affaires, sans trop de bijoux ni surtout d'écharpe, l'écharpe fait trop chic». Même s'ils optent fréquemment pour la chemise bleu pâle, plus douce au teint, les hommes suivent les règles et veillent à ne pas trop en faire. Barack Obama, très élégant, est le seul à «briser certaines règles», estime Mme Steward. «On n'aime pas le chic français aux États-Unis», estime Jessica Siegel, professeur de journalisme à l'Université Columbia. La célèbre coupe de cheveux à 400 dollars du démocrate John Edwards, qui vient de retirer sa candidature, «avait fait scandale surtout parce que le coiffeur était un certain Christophe, français», ajoute-t-elle. Les candidats doivent donc porter simple, et américain. «Vous ne verrez jamais de boutons de manchette ni de pochette de soie sur un politicien», dit Sally Stewart. Et les tailleurs pantalon qu'affectionne Hillary Clinton sont pour la plupart signés Nina McLemore, une styliste dont la boutique est située dans le quartier résidentiel de l'Upper East Side à New York. La philosophie de Mme McLemore ? «Une ligne dessinée pour une femme expérimentée et confiante», à des prix allant «de 125 dollars pour les chemisiers à 450-1.100 dollars pour une veste», annonce le site de la marque. Point d'Armani donc pour Mme Clinton qui, bien qu'elle ait répondu un jour «les deux!» à une étudiante qui lui demandait si elle préférait les perles ou les diamants, se contente en général d'un peu de verroterie. Et de petits foulards de soie pour protéger ses cordes vocales. «Les femmes en politique n'oublient pas qu'elles sont dans un monde d'hommes, et qu'elles ne doivent pas paraître superficielles», écrivait récemment le New York Times. Ainsi Nancy Pelosi, la très élégante présidente démocrate de la Chambre des représentants, ou Cindy McCain, l'épouse du favori républicain, sont elles parfois jugées «trop chic». Fred Thomson, ex-candidat républicain et vedette du feuilleton télévisé «La loi et l'ordre», avait suscité des ricanements lorsqu'il était apparu en pantoufles de cuir signées Gucci ou Ferragamo à la Foire annuelle de l'Iowa, rappelle USA Today. «Une extravagance peut démolir un candidat, bien plus que des rides», conclut Sally Steward.