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Coach en communication et synergologue (spécialiste du langage corporel), Stephen Bunard, développe avec une équipe de professionnels du coaching le concept de "coaching politique" - marque déposée à l'INPI - depuis 2002.

3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 23:43


Connaissez-vous la recette d’une course de chevaux réussie ? Montrer des jockeys au coude à coude jusqu’au franchissement de la ligne d’arrivée afin d’assurer le spectacle. Vous remplacez les jockeys par des candidats et vous obtenez la réussite d’une élection présidentielle. Ce que les américains appellent le principe de « horse-race politics ».

Depuis 1965, le script de l’épisode pré-présidentiel (c’est-à-dire avant le lancement officiel de la campagne) est peu ou prou toujours le même. Il y a d’abord une première phase qui voit l’émergence de deux prétendants constituant a priori le duel inévitable de l’élection à venir. Soit l’affiche à laquelle s’attendent naturellement les Français et celle pour laquelle se passionnent les médias puis, par extension, l’opinion. A titre d’exemple, c’est le match De Gaulle/Mitterrand en 1965, Giscard/Mitterrand en 1974, Chirac/Balladur en 1995 ou Royal/Sarkozy en 2007. Puis, pour maintenir l’intérêt autour de l’événement phare de la vie politique française, une deuxième phase se dessine avec l’apparition de ce qu’on appelle le « troisième homme » (l'outsider pour rester dans le jargon equestre) : celui d’où peut venir (paraît-il) la surprise et qui relance l’intérêt pour l’élection. C’est Lecanuet en 1965, Barre en 1988, Chevènement en 2002 ou encore plus récemment Bayrou en 2007. Des candidats qui, dans les sondages, finissent au mieux par stagner, au pis, par chuter au moment de l'obstacle de la cristallisation de la campagne. A moins de trois ans de l’élection présidentielle de 2012, la France tiendrait-elle alors son affiche idéale ? Son « classico » comme on dit au football ? 

A mon sens, tous les ingrédients me semblent réunis pour faire de « Sarkozy vs Villepin » le duel idéal en vue de 2012. Une affiche qui risque, à ce titre, d’être rapidement amplifiée par les médias et vite pré testée par les différents instituts de sondages dans les prochaines enquêtes d’opinion. Et ce pour plusieurs raisons : 
- d’une part, parce que Dominique de Villepin, en fin stratège, orchestre son retour (depuis déjà quelques mois et de façon intéressante) sur le devant de la scène politique. En témoigne en effet le lancement, sur le web, des sites de soutien comme clubvillepin.fr et villepincom.net ; l’organisation de réunions publiques (comme celle du 27 octobre dernier à la Maison de l’Amérique Latine) ou encore la publication d’un ouvrage « le dernier témoin » (Plon) au titre pour le moins évocateur et révélateur d’une ambition ; 

- d’autre part, parce que Dominique de Villepin se positionne et se « considère clairement comme une alternative à Nicolas Sarkozy ». De par son parcours politique, il en a incontestablement la carrure. Une position d’autant plus crédible qu’à gauche l’opposition est pour l’heure inexistante. Dès lors, le rôle de premier opposant est à prendre. La nature a horreur du vide. Et la politique n’est qu’affaire d’opportunisme. L’affaire Clearstream aura, à ce titre, permis à Villepin de se positionner en ce sens. 

- Troisième et dernier élément, parce que, sous fond du long feuilleton judiciaire qui se trame, l’affiche « Sarkozy vs Villepin » semble être du pain béni pour les médias, lesquels devraient rapidement faire de ce duel le match (politique) « choc » à ne pas manquer. Celui qui assure le spectacle et garantit à la presse une certaine attractivité. Pour le coup, le casting est en effet atypique : deux quinquas à la personnalité iconoclaste, issus de la même formation politique (UMP), qui se détestent (même s’il n’y a publiquement pas de « rancœur ») et qui incarnent deux conceptions différentes du pouvoir (« J’ai des idées différentes sur la laïcité, l’indépendance de la justice, le pacte républicain, la politique étrangère » a déclaré l’ancien Premier ministre).

Nous voilà donc dans cette première phase qui semble vouloir nous « imposer » le futur duel de l’élection présidentielle. Reste pour l’heure une interrogation de taille. Dominique de Villepin pourra-t-il exister politiquement sans l’aide financier, la logistique, le réseau et le soutien militant d’un parti ? Difficile. Mais, paraît-il, la politique est à réinventer. A suivre donc.

François B
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Published by François BELLEY - dans Portraits croisés
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