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Coach en communication et synergologue (spécialiste du langage corporel), Stephen Bunard, développe avec une équipe de professionnels du coaching le concept de "coaching politique" - marque déposée à l'INPI - depuis 2002.

24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 23:25

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Certains politiciens font appel aux services d’un coach. Un signe de professionnalisme pour les uns, de peopolisation pour les autres.

 

ELODIE ARNAUD | 19-09-2010 | 07:00

A quelques jours des élections au Conseil fédéral, la presse suisse alémanique se fait l’écho du caractère très professionnel de la campagne électorale de Karin Keller-
Sutter.

 

La grand-messe est orchestrée par Peter Weigelt, un ex-parlementaire mué en ténor des relations publiques et qualifié de «faiseur de rois». Interviewée lundi dernier sur la RSR, Simonetta Sommaruga explique quant à elle comment elle a décliné plusieurs offres de coaching, préférant «ne pas changer» et «continuer simplement son travail». Si la pratique du coaching en politique est très répandue aux Etats-Unis, mais aussi en France, en Italie ou en Allemagne, elle demeure encore discrète en Suisse.

 

Discrète ou taboue? Marc Comina, directeur de Farner Consulting, la plus grosse agence de communication et de relations publiques sur la place suisse, s’occupe de plusieurs politiciens et déplore la mauvaise réputation du coaching – un terme qu’il utilise d’ailleurs assez peu. «Les gens pensent à tort qu’être professionnel, c’est vouloir manipuler, transformer, enjoliver, explique-t-il, c’est pourtant le b.a.-ba de l’efficacité!»

 

Il note toutefois que la pratique du coaching politique est plus développée en Suisse alémanique qu’en Suisse romande: «Là-bas, on tend vers davantage de professionnalisme.» Quels conseils apporte-t-il aux femmes et aux hommes politiques qu’il entoure? «Je les aide à consolider leur positionnement politique, à réfléchir aux meilleures façons de faire passer leurs idées et à améliorer leur manière d’être politicien.»

 

La forme donc, mais aussi le fond. Car selon ce professionnel de la communication, «aucun emballage ne peut transformer le contenu, il s’agit en revanche de le valoriser». Accompagner la réflexion, aider les femmes et les hommes politiques à définir leur programme, les faire travailler sur leur image et sur leur façon de s’adresser aux médias et au public... ces tâches incombent également aux collaborateurs personnels qui gravitent autour des politiciens.

 

Le sociologue Stéphane Haefliger a joué ce rôle de conseiller pendant plusieurs années auprès d’un 
ministre vaudois. Il reconnaît toutefois qu’une personne réellement extérieure sera sans doute plus libre pour 
favoriser la «remise en question» d’un politicien. Remise en question et non pas changement artificiel: «On peut rester soi-même en ayant un coach», affirme-t-il.

 

Il estime toutefois que l’on peut très bien réussir en politique «sans coaching formel» si l’on est capable de bien s’entourer. «Tous les politiciens ont des conseillers, réunissent des groupes de réflexion, précise-t-il, même si tous ne sont pas des professionnels.» Un avis partagé par Sébastien Salerno, Chargé d’enseignement en communication et médias à l’Université de Genève: «La majorité des politiciens suisses se passent des coaches et préfèrent s’appuyer sur leurs collaborateurs et des personnes de confiance. Ils connaissent eux-mêmes déjà parfaitement les ficelles de la communication.»

 

Très réservé sur l’opportunité du coaching en politique, il estime que l’on ne bâtit pas une campagne avec ce type d’outil en Suisse, et sûrement pas en ce qui concerne les élections au Conseil fédéral où les entretiens bilatéraux avec les parlementaires sont certainement le meilleur moyen de promouvoir une candidature. «La Suisse est une démocratie de proximité et de négociation dans laquelle les réseaux ont une grande importance, souligne-t-il, et puis nous n’aimons pas la politique spectacle.» Crainte d’une peopolisation de la vie politique? «On ne risque rien de ce côté-là, sourit Marc Comina, notre politique suisse est 
tellement peu personnalisée: on connaît à peine le visage des conseillers fédéraux!»

 

Et d’ajouter que pour que la démocratie fonctionne bien, il faut que les citoyens soient informés et qu’ils s’intéressent au débat. «Un minimum de personnalisation de la politique aide à susciter cet intérêt», conclut-il.

 

Source : Les Quotidiennes, Suisse, septembre 2010

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