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Coach en communication et synergologue (spécialiste du langage corporel), Stephen Bunard, développe avec une équipe de professionnels du coaching le concept de "coaching politique" - marque déposée à l'INPI - depuis 2002.

2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 18:00
Mercredi 02 Mai 2007

 Stephen Bunard : dans ce débat, « Royal ne peut que surprendre. »

Coach politique, Stephen Bunard analyse pour Marianne2007.info les conditions du débat de ce soir. Faisant suite à une campagne très focalisée sur les personnes, il verra s'opposer selon lui deux visions totalement différentes de la politique qui essayeront chacune de pousser l'autre à la faute en démentant les défauts qu'on leur prête.

Marianne2007.info :
Les candidats ont-ils réellement subi un coaching pour ce débat d'entre-deux tours ?
Stephen Bunard (Coaching&Com) : Les coachs politiques sont un fantasme de journalistes. Nicolas Sarkozy a été entraîné par Jean-François Copé pour son expression et on lui a fait des fiches. Ségolène Royal de même. La seule chose qui ressemble vraiment à du « coaching », c'est quand Sarkozy dit qu'il a travaillé le mental, comme les athlètes de haut niveau qui se projettent vainqueur avant l'épreuve. Les coachs sont encore rares en France : ce rôle est plus dévolu aux proches dans le suivi et le soutien moral.

A quoi ont-ils été préparés ?
La base de l'entraînement pour ce genre de face à face, c'est le visionnage de débats auxquels l'autre a participé pour connaître ses failles. Ensuite, chacun travaille à compenser ses faiblesses pour contredire l'idée que les médias ont forgé de lui. Royal est très questionnée sur sa compétence, son objectif sera donc d'avoir l'air crédible. Quant à Sarkozy, on le soupçonne de ne pas savoir tenir ses nerfs, il devra donc sembler détendu et sympathique.

Quelle stratégie vont-ils adopter ?
Nicolas Sarkozy sera dans une stratégie de jeu d'échecs et Ségolène Royal plutôt dans le jeu de go. Le candidat UMP est manichéen, il traite les choses de manière frontale. Pour lui, il faut un gagnant et un perdant et il sera donc plutôt direct dans sa manière de débattre. A l'inverse, la candidate du PS a intérêt à retourner contre son adversaire ses propres forces : s'il l'attaque sur l'internationale, elle lui rappellera son entrevu avec Bush, ses positions pro-israëliennes, etc. Elle devra être subtile et, de ce point de vue, elle ne peut que surprendre. En 1981, André Rousselet avait dit à Mitterrand au sortir de son débat face à Giscard d'Estaing : « Tu n'as pas perdu donc tu as gagné. » Si elle réussit à lui tenir tête, elle ne peut qu'en sortir avantagée.

Sur quels critères les électeurs jugeront qui a gagné ou perdu ce duel ?
Dans le discours, le verbal constitue 7 % de la capacité de conviction. Il reste donc 93 % d'attitude. La gestuelle compte beaucoup et joue sur le plan subliminal. Nicolas Sarkozy utilise par exemple beaucoup sa main droite, qui est un symbole d'autorité, là où Ségolène Royal a un gros problème de manque de musicalité dans la voix. Les téléspectateurs vont se demander qui ils « voient » le mieux en président. Et c'est dans le comportement de chacun qu'ils trouveront leur réponse.

Ce débat peut-il réellement peser sur le scrutin ?
Dans cette campagne, les deux finalistes sont ceux qui ont le plus personnalisé leur communication, c'est donc la preuve que les idéologies sont mortes. On ne peut plus additionner les blocs « gauche » et « droite », comme auparavant. Ce débat s'adresse d'abord aux indécis. Or ceux-là ont pour la plupart voté Bayrou au premier tour : un homme contre lequel les deux finalistes auraient perdu s'il était passé ! C'est un électorat important qui reste à convaincre et c'est la personnalité de chacun qui fera la différence.

 Propos recueillis par Sylvain Lapoix

Lire l'article sur le site de Marianne, Marianne2007.info, et les commentaires des internautes.

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