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Coach en communication et synergologue (spécialiste du langage corporel), Stephen Bunard, développe avec une équipe de professionnels du coaching le concept de "coaching politique" - marque déposée à l'INPI - depuis 2002.

12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 00:38
"Sarko sacré, sacré Sarko" : ce pourrait être un exercice d'articulation pour un cours de théâtre et d'improvisation. Mais l'improvisation, Sarkozy ne connaît pas cela dans sa communication.
Le 14 janvier prochain, la star de l'UMP, parti écrase-parti(e)s va être, avec les fastes d'un Napoléon moderne, intronisé président avant l'heure. Au moins dans son clan. Avec force flonflons, ballons, drapeaux et troupeau militant, chair à canon ramenée des six faces de l'hexagone. Même si le plus dur va être de rassembler désormais les Français. Au premier tour, on rassemble son camp-clan, au deuxième les Français, c'est bien connu. Mais le chef de meute saura-t-il en revêtir l'uniforme ? Nicolas peut-il devenir Nicolas 1er ?

Le coût exorbitant consacré à cette nouvelle démonstration de puissance pour montrer sa bravoure et contrer la "bravitude" de Ségolène Royal fait encore penser à une campagne à l'américaine. Mais l'UMP n'est pas le parti républicain, comme le PS n'est pas le parti démocrate. La France aime les nuances et la subtilité idéologique, voyez comment le mot "libéral" n'est pas univoque dans la classe politique... Cela en dit long.

Sarkozy joue la carte américaine de la super production (et de la surproduction) fidèle en cela à ses amis Bush et Tom Cruise ; c'est finalement normal et prévisible. D'autant qu'il l'assume bien. Sarkozy a vite compris qu'il fallait, telle une marque, défendre sa part de voix ("share of voice" disent les publicitaires) pour conforter sa part de marché. Il a également compris que la France ne se donne pas au premier (par)venu, d'où l'idée de sortir tôt du bois ; cela fait des décennies qu'il ne pense qu'à cela, même imberbe devait-il y penser déjà. L'idée est de rendre crédible qu'il puisse être président, demain ou après-demain, peu importe, Chirac et Mitterrand ont postulé longtemps. Qui mieux que lui s'est préparé depuis si longtemps et a si conscieusement en tout cas à droite labouré le terrain et fait s'insinuer dans les esprits que ce pourrait être lui, l'élu ?

Sarkozy a le temps, il aime donner les coups, il ne déteste pas en recevoir, il a admis (lire L'Express de cette semaine) s'être guéri de certains et aguerri grâce à d'autres ; si la carte "la France d'après" ne fonctionnait pas au soir du 2e voire du 1er tour, il lui resterait d'avoir pris de l'avance sur ses compétiteurs pour jouer... "Le coup d'après".

Dessin de Kiro © source : www.scorbut.be

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