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Coach en communication et synergologue (spécialiste du langage corporel), Stephen Bunard, développe avec une équipe de professionnels du coaching le concept de "coaching politique" - marque déposée à l'INPI - depuis 2002.

7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 17:07
Sarkozy nous avait gratifié de la "rupture tranquille", bel exemple d'oxymore (alliance de deux termes contradictoires), et d'autres métaphores hypertrohiées type "karcher", voici que Ségolène crée des mots, des néologismes, avec sa formule : « Qui va sur la grande muraille conquiert la bravitude ». En lieu et place de bravoure, sûrement trop masculin pour celle qui avait pris soin de se parer d'une immaculée doudoune blanche, capuche comprise. N'est pas madone qui veut face au diablotin de l'UMP. N'ayons pas la faiblesse de croire qu'elle a des lacunes sémantiques comme l'a souligné un député UMP. L'art de faire parler de soi pour un rien est un art consommé de certains politiques, l'art de rebondir sur tout est celui de certains journalistes. La bravitude, n'est-ce pas la "brave attitude" version (dé)contractée ?

Plus ennuyeuse est la confusion autour de l'adage "ce qui se fait de grand se fait avec passion" qui n'a rien de chinois puisque c'est là la pensée du philosophe allemand Hegel : "Rien de grand ne se fait sans passion".

Certes, chez les politiques, l'art de dire est étudié mais le politique reste humain et peut déraper. Ainsi, les lapsus ne sont pas étudiés, et Dominique de Villepin regrette-t-il sûrement d'avoir déclaré que les sénateurs allaient rendre leur "démission" sur le CPE (au lieu de décision) ; puis se reprenant, il ajouta qu'ils allaient "pendre" leur décision sur le sujet. Entre deux maux, quel est le moindre pour lui ? Mais chacun sait qu'il inspira aussi et intentionnellement le fameux "abracadabrantesque" rimbaldien utilisé par Chirac lors d'une interview télévisée pour balayer toute implication dans l'affaire des HLM de Paris.

Fabius et Cambadélis avaient joué de l'effet de chiasme contre Ségolène, l'un assénant qu'il y a une différence entre "Voici mon programme, et mon programme, c'est Voici.", l'autre fustigeant "l'odre juste" proné par Ségolène qui ne serait que "juste l'ordre". La campagne se jouera-t-elle sur les figures de rhétorique ?

Tout est désormais bon en tout cas pour attirer l'oreille des médias. Dire que d'aucuns glosent sur la réduction volontaire du champ lexical de nos politiques à 2.000 mots... Ce qui n'est d'ailleurs pas incompatible. Tant que l'on nous épargne encore les contrèpeteries du style : "Ségolène est arrivé à pied par la Chine" ...

Photo © AFP/DR - Ségolène Royal sur fond de muraille de Chine (janvier 2007)

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